le bruit de fond des campagnes

 

 

 

 

 

"Radio Murmures, le bruit de fond des campagnes"

 

 

Une série de 25 émissions radiophoniques

de 20 minutes

 Des expériences originales de créations d'activités

en Massif Central
25 portraits sur 5 territoires
 Sud-Ardèche, Sud-Aveyron, Puy de Dôme, Haute-Loire et Plateau de Millevaches

 

 

Un partenariat réseau des CREFAD - Radio Saint-Affrique

 

 

 

                                     

 

 

 

 

 

         

         

 

...comme un bruit de fond échappé des campagnes du Massif Central et de leurs habitants qui s'agitent, se regroupent, prennent leur vie en main et créent des activités.

Ils sont de plus en plus nombreux en Haute-Loire, Puy de Dôme, Ardèche, Aveyron, Creuse et Corrèze à décider d'habiter là, de vivre et de travailler au pays et de bousculer quelques barrières pour rendre leurs choix possibles.

Nous, associations d'éducation populaire et d'accompagnement aux initiatives locales, avons souhaité conduire la rumeur jusqu'aux ondes, donner à entendre la singularité des choix et des parcours de ces personnes.

 

On trouvera dans ces 25 émissions, chacune consacrée à un témoignage individuel ou collectif, une diversité d'activités agricoles, artisanales, culturelles, de services, d'habitat et de construction, inscrites ou non dans le champ de l'économie marchande.

 

Au-delà des spécificités de chaque manière d'entreprendre et de s'organiser, il s'agit de mettre un peu de lumière sur ce que ces choix de vie racontent de la société et des possibilités explorées ou non de s'y émanciper. On y découvre une vie rurale trépidante, des réservoirs de créativité et d'innovation, des métiers qui s'inventent sur la base des envies, des savoir-faire et des valeurs de ceux qui les créent.

 

 

 

 

 

 

 
   

 

 

 

 Ces émissions ont été réalisées en partenariat avec Radio Saint-Affrique, dans le cadre du programme « Accueillir et accompagner des personnes en création d’activités atypiques et innovantes en Massif Central ».

 

Porté par les associations Dasa (Haute-Loire), Pivoine (Creuse, Corrèze), CREFAD Auvergne (Puy-de-Dôme), Idées (Aveyron), Avril (Ardèche) et la coopérative d'activités Oxalis (Creuse et Haute-Loire).

Ce programme est financé par la DATAR Massif Central, les régions Auvergne, Limousin, Rhône-Alpes et Bourgogne.

 

 

 

 

25 portraits sur 5 territoires



 

Ressourcerie

 

 

Olivier, ressourcerie « Court circuit », Felletin (Creuse)

 

En 2010, Olivier a créé avec quelques amis (tous sont d’anciens ingénieurs dans l’industrie automobile) une ressourcerie à Felletin.

Le but ? Collecter des objets inutilisés, les remettre en état afin de les revendre. En bref, leur donner une seconde vie et ainsi agir contre la surconsommation.

Vaisselle, jouets, meubles, électroménager, objets en tout genre se retrouvent ainsi sur les rayons de la ressourcerie, qui s’est également dotée d’une fonction sociale : faire de la sensibilisation (sur les déchets, la consommation), notamment auprès des plus jeunes.

Aujourd’hui, la ressourcerie compte six permanents et fonctionne selon des principes bien établis : autogestion, horizontalité, décisions collectives.

Reste un défi permanent : faciliter la venue d’un public le plus large possible au sein de la ressourcerie.

 

 

Ressourcerie

Haies

 

 

Sébastien et Virginie, taille et plantation de haies et arboriculture, Tortebesse (Puy de Dôme)

 

Alors qu’ils vivaient et travaillaient en ville, Virginie et Sébastien ont eu besoin de redonner du sens à leur mode de vie et à leur travail. Ils se sont ainsi installés dans les Combrailles, dans une maison qu’ils ont eux-mêmes retapée.

Lui s’est impliqué dans une nouvelle activité : la taille et la plantation de haies, l’élagage, le plus souvent auprès d’exploitants agricoles.

Elle a comme projet de devenir arboricultrice.

Leur installation dans ce coin du Puy de Dôme a permis à ce couple de ce recentrer sur ses besoins, de se rapprocher de l’essentiel. L’accueil des gens a aussi beaucoup compté.

Pourtant, les obstacles à une vie autosuffisante persistent, notamment en ce qui concerne les questions d’investissements en matériel et la possibilité de dégager suffisamment d’argent pour subvenir aux besoins d’une famille. Vaste programme.

 

haies

Chevriere

 

 

Marie, ferme de Clamouzat (chèvres et gite), Faux-la-Montagne (Creuse)

 

Après avoir travaillé dans de grandes entreprises, Marie et son compagnon Laurent ont acheté une ferme sur le plateau des Millevaches. Marie explique qu’il s’agissait d’un nouveau projet de vie pour ce couple qui voulait plus de cohérence entre ses idées et son mode de vie : consommation différente, beauté des paysages, entre autres.

Ils ont ainsi développé un gite d’accueil et une activité d’élevage de chèvres et de production de fromage. Tout cela sous le regard attentif des voisins qui ont chaleureusement accueilli le couple.

Si la qualité de vie constitue un fort attachement au lieu pour Marie et Laurent, des questionnements persistent. Alors qu’au départ il travaillait lui aussi sur la ferme, Laurent veut se consacrer pleinement à son activité de réparation de matériel informatique. Marie se retrouve de fait seule à travailler au quotidien sur la ferme. Pas suffisant pour ce type d’activité. Comment concilier activité de ferme et vie de couple ?

 

 

chevriere